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PADMIR

Coopération Cameroun - FIDA
Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural

Projet d'Appui au Développement
de la Microfinance Rurale (PADMIR)

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PAROLE A UN PARTENAIRE: L’UCCGN

 

 

L’UCCGN, l’Union des CVECA (Caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées) et CECA (Caisses d’épargne et de crédit, quand elles sont situées en milieu urbain) du Grand Nord est un important partenaire du PADMIR œuvrant dans le Septentrion. Son DG, M. Bouba Ndjidda, parle de sa structure.


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L’UCCGN en quelques chiffres ?

-          L’UCCGN, c’est 75 caisses : 25 dans le Mayo-Kani, 11 dans le Mayo-Danay, 17 dans le Mayo-Louti, 21 dans le Mayo-Sava et 1 dans le Mayo-Tsanaga. En termes de sociétariat, nous comptons au 30 mars 2014 30 793 membres : hommes, femmes et groupes. Et si on parle argent : notre encours moyen de crédit s’élève à 444 millions, et celui d’épargne oscille autour de 200 millions.

-          - Comment s’est établi le partenariat avec le PADMIR ?

-    C’est après avoir consulté une annonce dans Cameroon-Tribune que nous avons soumissionné, avant d’être sélectionné puisque remplissant les conditions d’éligibilité. Et c’est en 2012 que la collaboration est devenus effective : d’abord avec la signature d’une convention sur 3 ans, puis un contrat de performance annuel.

-          - Quels appuis reçus du Projet, et pour quelle utilité ?

-          Nous avons reçu plusieurs appuis du PADMIR.

Pour y aller chronologiquement, disons qu’en 2012 il s’est agi principalement de renforcement des capacités : les acteurs que ce soit à la base ou au niveau de l’organe faitier ont été formés. Caissiers. Contrôleurs internes, membres du Comité de gestion, notamment sur leurs rôles et tâches. Au niveau des unions locales, nos délégués ont également été formés ; idem des membres du Conseil d’administration, ceux du Conseil de surveillance, les cadres de la direction.

En 2013, c’étaient beaucoup plus des appuis en équipements. Le PADMIR nous a ainsi doté de motos : 3 pour la faitière et 4 pour les caisses ; celles-ci permettent à la Direction d’effectuer des descentes sur le terrain pour aller suivre non caisses, et en ce qui concerne ces dernières elles aident également à aller recouvrer les impayés, faire des animations et sensibilisations, participer aux AG des unions locales. Il y a aussi eu du matériel informatique, un équipement qui nous est particulièrement précieux : l’ordinateur que vous voyez est parmi le lot des 4 reçus, 3  pour l’organe faitier et 1 pour la caisse de Garey-Kaele. Grâce à quoi on peut être en communication quotidienne avec le PADMIR, expédier des données par mail, faire des saisies etc.

 -          Si vous deviez apprécier l’apport du PADMIR en quelques mots ?

-          Je dirais : « le PADMIR respecte son nom»,  car nous voyons qu’effectivement le PADMIR est en train d’appuyer la microfinance rurale, selon ce que son nom indique. Un exemple : l’apport des crédits multicycle. Depuis que l’UCCGN existe, nous ne faisions que des crédits à court terme. Mais avec le PADMIR, nous octroyons des crédits moyen terme, après une phase pilote sur 5 caisses, où nous avons distribué ces crédits à nos groupes et membres ; des descentes sur le terrain ont montré que ces crédits aident vraiment la population.

-             -      Qu’en est-il de la création de nouvelles caisses ?

-          Le besoin de créer de nouvelles caisses est venu des populations. Au cours de nos assemblées générales des unions locales à Au cours de nos assemblées générales des unions locales à Yagoua, Kaele, Guider, Mora ou Tokombere, un village donné nous dit qu’une localité voisine est en demande d’une caisse chez eux ; nous descendons alors sur le terrain pour des enquêtes de faisabilité : technique pour voir s’il ya des scolarisés dans le secteur, qui peuvent lire, écrire, assurer le poste de caissier ou de secrétaire général ; économique, pour voir si dans le village il ya des activités agricoles, pastorales, commerciales ; enfin des études sociologiques : est-ce que les gens s’entendent, car si on ne peut pas se réunir pour parler développement, il est très difficile d’envisager de créer une caisse.

-          Et aujourd’hui, qu’attend l’UCCGN du PADMIR ?

-          Les attentes sont nombreuses. Nous en avons dressé toute une liste en 2014. Entre autres nous voulons l’informatisation du réseau UCCGN, pour que les données de nos caisses situées dans le Mayo-Sava par exemple ne soient plus transmises de manière archaïque : qu’appuyer sur un bouton d’ordinateur suffise à les envoyer à l’organe faîtier qui les centralise.

Nous voulons aussi créer de nouvelles caisses : il faudrait que le PADMIR nous les construise ; et puis nous avons des caisses construites il ya 15 ans, fissurées de partout : nous voulons que le Projet les réfectionne.

Propos recueillis par Clément ESSIANE.

 

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