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PADMIR

Coopération Cameroun - FIDA
Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural

Projet d'Appui au Développement
de la Microfinance Rurale (PADMIR)

A la UNE

PAROLE A UN PARTENAIRE: M. Mballa Aloys, Directeur Général A3C (Association des Caisses villageoises d’Epargne et de Crédit Autogérées du Centre)

Une caisse du réseau A3C 

Le réseau A3C est le premier à avoir signé une convention de partenariat avec le PADMIR, dès que la mise en œuvre du Projet est devenue effective ; à ce titre son expérience est emblématique de l’apport du PADMIR aux réseaux d’EMF en particulier, et à la lutte contre la pauvreté en milieu rural en général.

Interview de M. Aloys Mballa, Directeur Général de cette structure basée à Yaoundé.

Une vue panoramique de l’A3C ?

L’A3C a été créée le 15 juin 2006 à Akonolinga, à la suite du regroupement de 3 anciens réseaux de caisses qui existait déjà dans le Centre, à savoir : le réseau de la Haute-Sanaga, celui de la Lekiè-Mbam et celui du Nyong-et-Mfoumou.

Aujourd’hui le Réseau compte 80 caisses, dont 74 en milieu rural et 6 en périurbain, pour 42 000 membres environ. En termes d’argent, notre encours d’épargne est de un milliard quatre cent mille FCFA, tandis que l’encours de crédit est de un milliard huit.

En tant que premier réseau à bénéficier des appuis du PADMIR, comment ceux-ci ont-ils impacté sur l’A3C ?

Je vais commencer par le renforcement des capacités. Comme vous le savez, une institution financière ne peut valablement évoluer que si les hommes et femmes qui  travaillent à sa gestion sont bien formés : les appuis reçus du PADMIR dans ce cadre ont permis à nos membres dirigeants des caisses de mieux maîtriser la gestion du crédit. En microfinance, tout repose sur le crédit, ne l’oublions pas !

On a également formé les gens sur l’éducation financière grâce au PADMIR: ceci veut dire que nous avons amené les clients à mieux connaître pour mieux en bénéficier, les services de la caisse.

Et puis il ya eu du matériel informatique ; cet appui en particulier a été d’un apport on ne peut plus justifié, puisqu’avant cela nous en étions encore au système de comptabilité manuelle : mais depuis 2013, on est passé à une comptabilité automatisée, ce qui est important par rapport à la production des données statistiques.

S’agissant du matériel roulant que nous avons reçu toujours en 2013, 24 motos tout-terrain,  il a permis à nos conseillers financiers, eux qui ont la charge du contrôle des caisses, de s’y rendre aisément . je rappelle que nous sommes implantés à 95% dans les zones rurales, où les routes ne sont pas très bonnes.

Je peux évoquer aussi la construction de bâtiments pour certaines caisses, ou la réfection de locaux pour d’autres. Sans oublier l’appui particulier que constituent 24 plaques solaires nous ayant permis d’électrifier des caisses : vous savez, nous sommes dans des villages où il  ya rarement du courant. Ce matériel a permis aux caisses disposant déjà d’un équipement informatique de pouvoir l’utiliser.

En définitive, je peux donc dire que le concours du PADMIR a été d’un grand apport dans la rentabilité  de notre réseau.

Et sur l’impact final, la lutte contre la pauvreté dans le Centre ?

Nos caisses ont effectivement été créées pour lutter contre la pauvreté rurale dans la région du Centre ; le PADMIR est venu se joindre à nous pour ce combat ; avec son appui on peut dire que la pauvreté est vraiment en train de se réduire chez nous.

Le PADMIR a encore quelques années d’activité avec vous. Des attentes ?

D’abord, bien entendu, la poursuite même du partenariat qui nous a été si bénéfique jusqu’à présent !

Ensuite un appui plus consistant en matière d’informatisation : nous somme sen train d’acquérir un logiciel comptable, et nous comptons sur le PADMIR pour nous appuyer dans son utilisation.

Nous souhaitons aussi que le Projet continue d’appuyer l’A3C dans la création de nouveaux points de service : en effet notre région d’intervention, le Centre, est très vaste, et nous ne sommes actuellement présents que dans 7 des 10 départements, alors que nous cherchons à étendre notre réseau dans le reste.

Et à la fin du PADMIR, vous sentirez-vous en quelque sorte orphelin ?

Orphelin, c’est trop dire ! Puisque avant le PADMIR les caisses existaient déjà, et après lui elles vont continuer. Mais grâce  au Projet, les appuis auront assuré la rentabilité de notre structure. Or qui dit rentabilité dit pérennisation.

 Propos recueillis par Clément ESSIANE